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Un jour, un bleu - Roy Mba Owono

Publié il y a 9 ans par

Un jour, un bleu - Roy Mba Owono

SOUVENIRS, SOUVENIRS. "Arrivé à l'été 2011, il est très vite devenu l'un des piliers du groupe de Pierre Naudet. Rencontre avec le numéro 9 de l'équipe première".

Né le ? 10 octobre 1987 à Libreville (Gabon).
Arrivée en France ? Début 2009, pour les études.
Etudes ? Licence de maths informatiques à l’Université d’Angers. Son objectif est de devenir actuaire (spécialiste risques), c'est-à-dire une application des statistiques et probabilités aux opérations financières pouvant servir à la tarification des contrats d'assurance ou des produits par exemple.
Au club depuis ? L’été 2011.
Clubs précédents ? Montreuil Juigné, ainsi que plusieurs clubs gabonais. Après des débuts au centre de formation de Toungi FC (minimes et cadets), il a connu plusieurs clubs avant de rejoindre Aston Villa, une équipe de seconde division gabonaise. Il a gardé le contact avec de nombreux amis qui sont professionnels là-bas, dont un qui évolue actuellement avec la réserve du Celta Vigo (Espagne). Son père a choisi que Roy privilégie les études plutôt que le football.
Poste ? Numéro neuf.

Sa vie au club

« Je suis arrivé par l’intermédiaire de Tao (Taoufik Houssin, joueur senior). Je jouais pour Montreuil-Juigné. Il était impressionné et avait peur de moi. Il a vu que j’étais un gars sympa, pas méchant, et il est venu me voir. J’étais dans mon coin, seul, j’attendais que l’on me ramène chez moi. Il est venu me parler, et m’a proposé de venir à Angers NDC. J’avais des amis qui voulaient changer de club, mais à la base, moi, je n’étais pas trop partant, même si j’étais déçu du fait de jouer à un niveau qui ne reflétait pas le mien. Je me suis dit, quitte à payer une licence autant que ce ne soit pas pour faire des matches que tu peux faire avec tes copains le dimanche après-midi.
Ici, on me fait confiance et je fais tout pour montrer qu’on a raison de me faire confiance. J’ai la responsabilité et le devoir de marquer, de donner des points à l’équipe que ce soit en marquant ou en faisant des passes. Après encore faut il que le gars à qui tu fais la passe mette la balle au fond. Si tu fais la passe à un gars comme Tao (Houssin) … (rires) Depuis que je suis au club, j’ai l’impression d’avoir progressé et je me rends compte que je peux même encore faire mieux. Il y a des paliers que je peux encore franchir. J’ai fait des progrès au niveau de la finition notamment. Mes premières occasions sont souvent concluantes, alors qu’avant il me fallait cinq occasions pour marquer.
Je prends du plaisir à évoluer au club. C’est plaisant d’y jouer. Dès l’année dernière, quand on jouait contre des adversaires, ils pouvaient très bien se dire que j’étais au club depuis que je suis tout petit. Ca montre que le groupe intègre très facilement de nouveaux joueurs. Ca fait plusieurs fois que j’en parle, mais un joueur comme Tao m’a beaucoup aidé ! »

Quelles sont tes passions ? « J’aime beaucoup le football, les jeux vidéos, le show. »
Tes soirées sont bien arrosées ? « Ca dépend. Si je sais que je n’ai rien à faire le lendemain... Mais, ça n’arrive au maximum qu’une ou deux fois par an. »
Ta principale qualité ? « Je suis quelqu’un de patient, très réfléchi et puis je ne parle pas beaucoup, je suis très discret. »
En tout cas, tu n’es pas modeste. Quand on porte des chaussures floquées à son nom, on ne peut pas être modeste ! « Ca c’est pour se rassurer. C’est aussi au cas où je me perds, pour que l’on sache que je m’appelle Roy. En plus, il y a le drapeau donc comme ça on sait que je viens du Gabon ! (rires) »
Ton principal défaut ? « Je ne parle pas beaucoup. Je suis très timide. Tant que je ne te connais pas encore, je ne vais pas me découvrir. Je suis réservé. »
Quels sont tes goûts musicaux ? « J’écoute tout sauf de la musique des années 1980. Ca me donne mal à la tête, et je ne peux pas danser sur une chanson sur laquelle mon père a dansé (regard gêné de Tao). Excuse-moi Tao, j’oubliais que c’était ta jeunesse ! »
Pour revenir sur le foot, est-ce tu as un club de cœur ? « En France, le Paris-Saint-Germain, j’ai toujours supporté ce club. Par contre le club étranger que je préfère c’est le Bayern Munich. Le club de Roy Makkay, mon joueur étranger préféré. »
Ton plus mauvais souvenir ? « Mon pénalty à Champtocé la saison dernière, que je tire à la manière de Sergio Ramos, pendant la séance de tirs aux buts. Ce pénalty a fait de l’ombre à mon but, on gagnait 2-0, et on se fait rejoindre avant de se faire éliminer aux pénaltys contre Julien Vaucelle. »
Ton meilleur ? « C’est dur à dire, il y en a tellement. En une année, il y en a énormément. On a vécu une belle aventure, en Coupe de France, en championnat et puis mon dernier but. Celui du week-end dernier, il est trop beau. Une Zlatan, t’as vu Ibra, t’as vu mon but ! »
Coup de cœur/coup de gueule 
Boris Hughes : « Il fait un gros travail au milieu. On sent qu’il s’arrache, qu’il donne tout. »
Julien Garnier : « Il a une grosse frappe, mais comme Boris l’a dit, il ne prend jamais un ballon de la tête. »
Moustapha Diakité : « Dans le jeu, il va au duel, mais à l’entraînement il parle trop. Il me déconcentre, c’est pour ça que Pierre me dit tout le temps, « Roy, Roy… », mais c’est Mouss qui est à côté. »
Mathieu Catin : « Je l’aime bien. J’aime travailler physiquement, et avec lui je suis servi. C’est bien. J’ai besoin de ça, et ça me fait plaisir. Je travaille avec le sourire. »
Sébastien Bien-Aimé : « Il est bien aimé (rires). J’ai beaucoup d’admiration pour lui, pour son jeu. Je trouve qu’il est propre. Lors d’un entretien que l’on avait eu avec Pierre (Naudet) et Seb, je ne lui avais pas trouvé de défauts. Après l’intervention de Pierre, j’ai réalisé qu’il avait encore des secteurs sur lesquels il pouvait progresser. Des choses qui pardonnent à notre niveau, mais si on joue à un niveau plus élevé, ce sera des erreurs à ne pas faire. »

Dernière question, as-tu un message à faire passer à ta famille au Gabon ? « Déjà je suis content que ma mère et ma grande sœur aient vu le club où j’évolue. Elles ont rencontré Pierre (Naudet) il y a peu. Elle était fière de voir que je m’épanouissais et que je me sentais bien dans le groupe. Cela se reflète sur mon équilibre. Je pense aussi à tous les autres, chaque fois que je joue, je donne le meilleur pour qu’ils puissent entendre parler de moi. Ca doit leur faire du bien. J’embrasse tout le monde, et puis dédicace à Jaden et à l’Elingui Stadium dans le quartier de Mindoubé 2, où j’ai fait mes premiers pas dans le foot. »

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